DE CHEZ SOI À L’ÉCOLE – TRAJET EN ÉCOUTE

DE CHEZ SOI À L’ÉCOLE

TRAJET QUOTIDIEN EN ÉCOUTE – DIRE LES BRUITS

sur le chemin de l ecole

 Exercice à l’oreille

Pour se familiariser avec l’écoute de l’environnement, Christel, intervenante musique, a demandé aux enfants d’écouter ce qui se passe lors d’un trajet de chez eux à l’école, puis de le noter sur une fiche. Cette exercice est également prétexte pour commencer à reconnaître et à nommer des sources sonores, à les qualifier (moyens, près de moi, forts, aigus, continus, stridents, répétitifs…)

 

 

Publicités

PROMENADES ÉCOUTE AU BOIS DES ESSARTS

PROMENADES ÉCOUTE AU BOIS DES ESSARTS

ÉCOUTE À OREILLES NUES ET AVEC DES « LONGUES-OUÏES »

essarts

Pour continuer à entraîner et à affiner notre écoute, nous partons, avec les enfants et Christel, écouter le bois des Essarts, une forêt aménagée de cheminements et d’aires de jeux, située juste en face de l’école. Un terrain tout trouvé pour partir à la chasse aux sons.

Nous ferons trois haltes pour écouter le parc, les deux premières à oreilles nues, la troisième équipée d’objets d(écoute..

Tout d’abord, installer le silence !

Chaque écoute statique durera environ trois à quatre minutes, durée optimum pour garder l’attention concentrée et avoir le temps de s’imprégner de l’ambiance du lieu.

Première halte à l’entrée du parc. La rue adjacente est encore bien présente, on entend également assez distinctement des voix d’enfants de maternelle en récréation dans la cour de l’école. On commente l’écoute. Qu’avons nous entendu? Pouvons nous nommer précisément les sources ? Où se situent les sons ? Quelles sont leurs puissance ? Quels sont ceux qui peuvent en masquer d’autres ? Comment certains bougent-ils ? Comment percevons nous les différents plans sonores ? Entendons nous la réverbération caractéristique de l’espace boisé, des bâtiments sur un côté, comme cet effet acoustique qui nous permet de sentir et presque de mesurer les volumes du lieu ?

Deuxième halte, au centre du parc. On se met en rond, regardant vers l’extérieur et on pratique une écoute yeux fermés.  L’ambiance est plus diffuse, le bruit de la circulation très amorti devient une rumeur au loin, un chantier sur la façade des bâtiments jouxtant le parc prend le devant de la scène sonore… Entend t-on différemment les yeux fermés ? Mieux pour la plupart, plus difficilement pour d’autres. On hésite sur certaines sources sonores (vélos ou poussettes ?). Quels indices peuvent nous aider à les préciser ?

Troisième halte, équipés de « longues-ouïe », différentes trompes monophoniques ou stéréophoniques terminées par un stéthoscope, un casque filtrant… Ces objets permettent de focaliser son écoute en visant un point précis, de grossir certaines sources (le bruit de ses pas sur différents matériaux, des voix, le bruissements de feuillages…). En même temps, il donnent à l’écoute une certaine coloration, parfois une ambiance plus feutrée, assez surréaliste. Ils sont utilisées en alternance avec l’écoute à oreilles nues, comme des objets proposant des modes et des jeux d’écoutes faisant office de catalyseur auriculaire.

IMAGES

arbre1

trompeboi

corface

trompest

casque4

rond24

ronde écouteR

grand cour1

trompe pied4

cone rouge face4

fille cone4

CAPTATIONS ET COLLECTIONS DE MATÉRIAUX SONORES

CAPTATIONS ET COLLECTIONS DE MATÉRIAUX SONORES

ENREGISTREMENTS DE TERRAIN

zoom

Après avoir lister les ambiances et sources sonores caractéristiques à l’école Jules Ferry, magnétophone en main, nous partons à la cueillette de sons pour alimenter et construire notre histoire.

Tout d’abord, un petit topo sur les techniques et caractéristiques liées à l’enregistrement, pour expliquer les rudiments du fonctionnement des magnétophones numériques.

Trois groupes d’enfants partent à la chasse aux sons dans la proche périphérie de l’école. Nous finiront la captation dans la cour de l’école-même.

Sons isolés, « mis en scène et reconstitués », ambiances naturelles, urbaines, prises de son statiques, en mouvement, chaque enfant devra se faire la main à l’enregistrement et participer ainsi à cette première collection-bibliothèque de sons.

De retour à l’école, on écoute les sons, on les commente (où, qui, comment, pourquoi…). On en juge les qualités et les défauts (trop faibles, trop courts, bruits de micros parasites, souffles et ronflements…). Ce jour là, il a fait grand vent, et on constate que les enregistrements en ont beaucoup souffert. Beaucoup sont inaudibles et purement inexploitables. Leçon n°1 : Le vent est l’un des pires ennemis du chasseur de sons, et il convient de bien ajuster les bonnettes de protection et de préférer des lieux suffisamment abrités. On choisit de garder les sons qui pourront être exploitables après un « nettoyage » de rigueur, et on les nomme pour les retrouver facilement.

D’autres sons caractéristiques manquants pour illustrer de façon emblématique l’école (clés du gardien, sonnerie, voix, bruits de craies, de trousses, de classeurs, de la salle de sports, de la cantine…) seront enregistrés au fil du projet et des besoins.

UNE HISTOIRE SONORE EN CONSTRUCTION

UNE HISTOIRE SONORE EN CONSTRUCTION

APPROCHE DU MONTAGE AUDIONUMÉRIQUE ET DES FORMES D’ÉCRITURE SONORE

PortableAudacity.JPEG

Avant de commencer à construire notre histoire contant une journée à l’école, il a fallu choisir une première grande forme parmi deux proposées aux élèves.

Soit une narration chronologique, respectant les heures et activités rythmant la journée scolaire, soit une narration libre, où peuvent se télescoper de façon plus « folle » des sons de différentes sources, ambiances, moments… Après un choix démocratique par le biais d’un vote à main levée, la seconde forme a été retenue.

Rappel des consignes : Exploiter un ou deux sons différents, les monter « bout à bout », les mixer en les superposant, construire des  « phrases sonores » avec un début, une fin, des transitions…

Les enfants se répartissent par groupes de deux devant les ordinateurs de la salle informatique, avec à leur disposition une petite banque sonore commune, issue des enregistrements in situ. Le montage de l’histoire peut donc vraiment commencer.

Nous utiliserons le logiciel de montage audionumérique open source Audacity.

Nous contrôleront et assisterons, avec Christel, l’avancée des travaux, répondant au cas par cas à des problèmes techniques, des questions comment « faire ça », écoutant et conseillant les groupes dans la construction de leurs œuvres en chantier. Nous insisterons sur le fait d’écrire une histoire où l’oreille d’un auditeur ne connaissant pas le projet s’y retrouve, et qu’il ne s’agisse pas simplement d’une suite hasardeuse de sons déformés par trop d’effets empiriques.

Après deux séances de montage en groupes, nous changeons de procédé, en faisant une séance de composition collective. Un adulte guide l’atelier, il manipule le logiciel en montant les sons selon les propositions des enfants et explique en même temps, à l’aide d’un vidéo-projecteur, comment procéder pour avoir un rendu satisfaisant.

IMAGES

Photo-0011

Photo-0014

 Photo-0013

Photo-0012

NOTRE HISTOIRE CONTINUE À RACONTER L’ÉCOLE

NOTRE HISTOIRE CONTINUE DE S’ÉCRIRE, ET DE  RACONTER L’ÉCOLE

 Après avoir lancé le chantier d’écriture audionumérique, les groupes d’enfants ont travaillé sur des séries de trois sons, parfois librement choisis, parfois imposés, pour veiller à la diversité sonore.

L’axe pédagogique important abordé au cours de ces ateliers porte sur  la nécessité de raconter une histoire, de la concevoir avec un début, un milieu, une fin, des séquences qui s’enchaînent, des transitions qui fonctionnent, des sons qui en enclenchent d’autres, des sons qui clôturent…

Le danger de l’outil numérique est en, effet de se laisser déborder par le côté ludique, de jouer avec une suite d’effets certes spectaculaires, mais qui font perdre le fil de l’histoire.

Il faut commencer par agencer des sons ou des séquences avec l’idée d’une construction narrative, puis voir comment on peut jouer sur des fantaisies auditives, des transitions surprises, des détournements sonores, rythmiques…

Le chantier va néanmoins bon train, l’échéance finale s’approche à grands pas, et le défi sera certainement de recoller toutes les petites séquences concoctées par les enfants pour présenter une version finale au public du festival RVBn. Mais ça, c’est une autre histoire !

Ou plutôt la suite de notre histoire…

De nouvelles images de l’atelier audionumérique

Des enfants concentrés, dynamiques, explorateurs sonores !

Des adultes qui écoutent, commentent, conseillent, montrent, orientent, répondent à des problèmes techniques, et parfois ne savent plus où donner de l’oreille…

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA